Le Parquet de Luxembourg informe qu’un mineur âgé de 15 ans a été interpellé aujourd’hui par la Police dans le cadre d’une enquête portant sur des faits survenus le samedi 10 octobre 2026 à Luxembourg-Ville proche du Centre Hamilius, consistant en l’utilisation volontaire et déterminée d’une arme à air comprimé contre une autre personne.
Le mineur concerné, déjà connu des autorités pour divers faits d’agressivité notamment du même genre et faisant l’objet d’une fugue d’une structure d’accueil dans laquelle il se trouvait placé en vertu d’une mesure de protection de la jeunesse, aurait fait usage de cette arme à plusieurs reprises à l’encontre d’une personne déterminée. Les premiers éléments de l’enquête, notamment l’exploitation d’images vidéo, permettent d’étayer la possession de l’arme et de constater que le choix de la victime ne semblait pas relever du hasard.
Lors de son interpellation, une cartouche de CO₂ destinée à être utilisée sur une telle arme a été retrouvée sur le mineur.
L’arme ayant servi lors des faits du 10 octobre n’a, à ce stade, pas pu être retrouvée. Les investigations se poursuivent afin de déterminer précisément les circonstances de l’incident.
Sur décision du juge de la jeunesse, le mineur a été placé au Centre pénitentiaire de Luxembourg, faute de place disponible dans une structure adaptée de l’Unité de sécurité (Unisec) et en considération que le mineur était déjà en fugue.
L’utilisation d’armes par des mineurs : un phénomène préoccupant
Le Parquet tient à souligner sa vive préoccupation face à des situations dans lesquelles des mineurs ont recours à des armes, quelle qu’en soit la provenance ou la nature, pour intimider, menacer ou régler des différends personnels.
L’utilisation d’une arme dans le cadre d’un conflit, même lorsque celle-ci n’est pas une arme à feu au sens strict, est susceptible d’entraîner des conséquences graves pour les personnes visées et pour la sécurité publique. Le fait de recourir à une arme pour régler un différend constitue une escalade particulièrement inquiétante, qui ne saurait être banalisée au motif que les personnes impliquées sont mineures ou que l’arme utilisée est présentée comme une arme de loisir.
Le ministère public rappelle que l’utilisation d’une arme pour menacer ou atteindre une personne peut donner lieu à des poursuites pénales, selon les circonstances et les qualifications retenues. La minorité de l’auteur présumé ne saurait, à elle seule, minimiser la gravité des faits ni les risques auxquels la victime et les tiers sont exposés.
L’enquête se poursuit sous l’autorité judiciaire compétente. Le mineur bénéficie de la présomption d’innocence.