Communiqué du parquet de Luxembourg : interpellation d’un suspect dans une affaire de « fraude Luxtrust »

Dans le cadre d’une enquête de grande envergure menée par le Service de police judiciaire, sous la direction des autorités judiciaires luxembourgeoises, une personne soupçonnée d’avoir participé activement à la commission d’escroqueries de type « fraude Luxtrust » et d’attaques de phishing visant notamment des sites imités de la CNS, MyGuichet et de Luxtrust, a été interpellée en France en avril 2026.

Cette personne est soupçonnée d’avoir joué un rôle important dans l’exécution d’au moins 32 de ces escroqueries commises sur le territoire du Grand-Duché de Luxembourg, notamment en agissant comme « coursier », en se présentant au domicile des victimes pour récupérer leurs cartes bancaires et en effectuant des retraits d’argent frauduleux avec ces cartes par la suite. Elle est également suspectée d’actes de blanchiment de fonds provenant des escroqueries commises.

Un mandat d’arrêt européen avait été émis à son encontre. La personne concernée, un résident français de nationalité française, né en 2003, a été remise aux autorités judiciaires luxembourgeoises le 27 avril 2026. Elle a été présentée le 28 avril 2026 à un juge d’instruction de Luxembourg qui a décidé de décerner un mandat de dépôt contre celle-ci. 

Les faits en cause sont susceptibles de recevoir les qualifications d’escroquerie, de vol qualifié, de fraude informatique, blanchiment et participation à une organisation criminelle respectivement d’une association de malfaiteurs.

Si l’ampleur exacte des faits imputables à la personne interpellée reste en cours de détermination à ce stade, il convient de rappeler qu’au cours des années 2024 et 2025, plus de 700 plaintes liées à des escroqueries de type « fraude Luxtrust » ont été enregistrées auprès de la police, pour un préjudice total dépassant les 10 millions d’euros.

Le parquet de Luxembourg rappelle qu’aucun établissement bancaire, aucun prestataire de services financiers ni Luxtrust ne demandent jamais à leurs clients de communiquer leurs données de sécurité, mots de passe ou codes confidentiels, ni de valider des opérations à la suite d’appels, de messages ou de liens suspects. Par ailleurs, ces institutions ne se présentent pas au domicile des clients pour récupérer des cartes bancaires ou d’autres biens de valeur.

Il est rappelé que la personne mise en cause bénéficie de la présomption d’innocence.

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