Le 20 janvier 2026, le parquet de Luxembourg et la Police grand-ducale ont été informés de l’existence d’un profil sur le réseau social Instagram sur lequel l’utilisateur invitait d’autres personnes à lui transmettre des vidéos à caractère violent, destinées à être diffusées ou partagées via ce compte. Ces contenus visaient notamment des actes de violence commis par ou contre des mineurs, ainsi que des bagarres entre jeunes.
À la demande du parquet – département de la protection de la jeunesse - une enquête a été ouverte par la police judiciaire, section délinquance juvénile et maltraitances contre mineurs, afin de faire la lumière sur les faits signalés et d’identifier les responsabilités éventuelles.
Indépendamment de cette procédure en cours, le parquet et la police tiennent à rappeler que la diffusion de tels contenus soulève de graves préoccupations tant sur le plan humain que juridique. La propagation d’images ou de vidéos violentes contribue à la banalisation et à la glorification de la violence, tout en exposant publiquement la souffrance, le désarroi et parfois l’humiliation des victimes. De telles pratiques participent également à une forme de voyeurisme malsain, incompatible avec le respect de la dignité humaine et avec la protection particulière due aux mineurs.
Il est rappelé que le code pénal luxembourgeois interdit formellement le fait de fabriquer, transporter, diffuser, partager ou mettre à disposition, par quelque moyen que ce soit et quel qu’en soit le support — y compris via les réseaux sociaux — un message à caractère violent ou pornographique, ou de nature à porter gravement atteinte à la dignité humaine, notamment lorsqu’il implique ou présente des mineurs ou des personnes particulièrement vulnérables.
Ces faits sont passibles de sanctions pénales sévères. La loi prévoit un emprisonnement d’un à cinq ans, ainsi qu’une amende comprise entre 251 et 75.000 EURO. La responsabilité pénale peut être engagée tant pour les auteurs des contenus que pour les personnes qui les diffusent ou les partagent.
Par le présent communiqué, les autorités judiciaires adressent un message clair de prévention et en même temps de mise en garde à l’attention du public. Elles appellent chacun à faire preuve de responsabilité et de discernement dans l’usage des réseaux sociaux et rappellent que la diffusion de contenus violents impliquant des mineurs est strictement interdite.
Le parquet se réserve le droit d’engager des poursuites judiciaires à l’encontre de toute personne contrevenant à ces dispositions légales.