En date du 29 décembre 2025 le parquet de Diekirch a été informé par la police d’Echternach qu’un commerce de matériels pyrotechniques s’était installé sur le site d’une station essence désaffectée à Rosport, qu’une quantité importante de produits y était stockée et que ce commerce ne disposait pas des autorisations requises, spécialement celle dite « commodo ».
Les locaux n’étaient pourvus d’aucune mesure de sécurité adaptée au stockage d’une telle quantité de matières explosives et se trouvaient en outre au sein d’une zone d’habitation. Cette situation a justifié une intervention urgente ainsi qu’une mobilisation immédiate des forces de l’ordre.
En conséquence, une enquête visant une personne physique et une personne morale, pour infractions aux dispositions de la loi modifiée du 10 juin 1999 relative aux établissements classés (ci-après « la loi ») ainsi que pour des faits de blanchiment, a été confiée par le parquet de Diekirch au Service de police judiciaire - Cellule armes et explosifs. Celle-ci a donné lieu à la saisie des engins pyrotechniques, de la comptabilité y afférente ainsi que des avoirs générés par les infractions.
La permanence du service d’appui logistique et technique de la police (SALT) et l’armurerie de la police ont participé à ces opérations.
Par ailleurs, une coopération étroite, par l’intermédiaire du parquet de Diekirch, avec l’Inspection du travail et des mines (ITM) a permis d’optimiser les mesures d’enquête.
Les opérations de perquisition et de saisie ont été effectuées par la police d’Echternach ensemble avec le Service de police judiciaire en fin d’après-midi du 29 décembre 2025 et le matériel pyrotechnique a été transporté en lieu sûr. Ce matériel représente en totalité un poids de 1.140 kg et une masse nette d’explosifs de 197,3 kg.
L’enquête suit son cours et les personnes visées sont présumées innocentes jusqu’à ce que leur culpabilité ait été retenue par une décision de justice définitive.
Le parquet de Diekirch rappelle que les auteurs des faits s’exposent à un emprisonnement de 8 jours à 6 mois et d'une amende de 251 à 125.000 euros ou d'une de ces peines seulement (article 25 de la loi).
Les faits sont aussi qualifiables de blanchiment réprimé pour les personnes physiques par une peine d’emprisonnement d’un à cinq ans et d’une amende de 1.250 EUR à 1.250.000 EUR ou l’une de ces peines seulement. La confiscation de l’objet, du produit ou de l’avantage patrimonial tiré de cette infraction est obligatoire (articles 31 et 506-1 du Code pénal). Pour les personnes morales, la peine d’amende maximale est de 12.500.000 EUR (articles 36 et 37 du Code pénal).